La Vouivre Extrait du livre Cliquer ici pour acheter La Vouivre : Un symbole universel Selon Pierre Gordon, « Une autre survivance religieuse et initiatique du reptile néolithique est l'instrument de musique appelé serpent. Jusqu'au XIXe siècle, c'est cet instrument serpentiforme qui a servi à accompagner les chantres dans nos sanctuaires. Avec (...) les danses en serpentin, qui imitaient les ondulations de l'antique animal hiérophantique, le serpent musical (...), remplacé, au siècle dernier, par l'ophicléide (où figure le nom du serpent ophidien), a perpétué jusqu'aux temps modernes l'influence des lointaines conceptions matriarcales ». Nous mentionnerons, dans la suite, bien d'autres choses étonnantes. Mais le souvenir des Dragons-Vouivres s'est maintenu aussi dans les Manuscrits calligraphiés, dans les Livres d'Heures, dans les Bestiaires, dans les Traités d'Alchimie qu'ils ornent abondamment, et surtout dans la pierre des églises romanes et des cathédrales. Gardien du Seuil, la Gargouille-Vouivre veille du haut des toits et des contreforts de ces édifices, Dragon-Vouivre, elle orne les chapiteaux, mais on aurait tort de ne voir là que libre cours laissé à l'imagination et à la fantaisie des sculpteurs ! Ces Dragons-Vouivres ont été répertoriés avec les autres figures fantastiques du Moyen Age dans Le Bestiaire du Christ par L. Charbonneau-Lassay. Les provinces françaises, de plus en plus soucieuses de garder vivantes leurs racines, font l'inventaire de leur patrimoine, comme dans le Poitou où le Foyer Rural de Saint-Loup-Lamairé a publié un Bestiaire Poitevin dans lequel les Vouivres, les Dragons et les Mélusines sont évidemment en bonne place. Cette Vouivre sculptée sur tant de chapiteaux romans, ce dragon que saint Michel Archange maintient de sa lance, c'est sans doute Henri Vincenot qui, par la voix du Pape des Escargots, en rappelle le mieux, avec truculence et humour, de façon très imagée, le sens oublié. Car l'Energie de la Vouivre est guérisseuse comme le montre le Bréviaire du Chevalier. Dans Les Etoiles de Compostelle, Henri Vincenot décrit ce qu'est le véritable pèlerinage sur les chemins de la Vouivre. Et puisqu'il nous emmène à Saint-Jacques-de-Compostelle, il est temps de dire que le symbole de la Vouivre est le bien commun de tous, qu'il est surtout un symbole universel comme toute la suite de cet ouvrage tendra à le montrer. <<< Précedente 1 2 3 4 5 6 7 Suivre >>>
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