La Vouivre Extrait du livre Cliquer ici pour acheter La Vouivre : Un symbole universel « L'association du serpent avec le féminin, tout particulièrement avec la Déesse-Mère (...) a pour origine son mouvement ondulatoire, dont les sinuosités évoquent le rythme vital de la terre ; sa forme est spécialement associée à l'énergie sexuelle ; et ses résurrections périodiques, marquées par les changements de peau, l'associent aux phases de la lune. Il incarne le pouvoir régénérateur des eaux, réglé par la lune, et les énergies latentes renfermées dans le sein de la terre... [Le serpent] représentant la force vitale, il est à la fois créateur et destructeur. Cette double nature représente le mariage des contraires et leur synthèse dans une forme supérieure ». Salus, déesse de la Santé et de la Guérison chez les Romains, a comme attribut le serpent. Les cannes des paysans de nos campagnes, souvent décorées d'une vouivre, témoignent d'une ancienne connaissance qui a traversé les siècles : le serpent est symbole de sagesse et de guérison. Les Dragons-Vouivres sont très souvent donnés comme habitants des grottes ou des cavernes, des lieux souterrains, qui furent, affirment certains, comme Pierre Gordon, des lieux d'initiation à l'époque néolithique. Il y eut très certainement une ou des Isis celtes. Dans Saintonge Mystérieuse, Aunis insolite , Robert Colle écrit : « Les déesses-mères, comme Isis, étaient souvent souterraines_: tel serait peut-être le sens du buste de femme gravé dans une grotte sous la station préhistorique de Cordie. La déesse au serpent du Fâ de Barzan me paraît être la transposition d'une déesse chthonienne gauloise. Les vierges noires sont les héritières de ces déesses-mères... » Au temps des Ligures ou des Celtes il y eut sans doute à Avignon un culte à la Déesse-Mère : « On a trouvé au quartier de Champfleury et à peu près à 40 mètres de profondeur, c'est-à-dire dans les terres alluviales du Rhône, une des très rares inscriptions puniques connues en Gaule ; elle dit : "Tombeau de Zayqebat, la prêtresse de la Grande Dame... » Il y eut, dans les Bouches-du-Rhône, dans les temps anciens, une devineresse pythique, dénommée la Garagoule (GRG), qui prophétisait dans le gouffre de Caragaï (CRG), à Vauvenargues. Le 25 mai, nous dit Paul Sébillot : « Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, sur la côte de Provence, a lieu une cérémonie qui est peut-être une survivance de l'antique lancement, au printemps, de la barque d'Isis ». La Déesse-Mère de Toulon-sur-Allier (Allier) date du IIe ou IIIe s. ap. J.-C. A la Basilique Notre-Dame d'Orcival (Puy-de-Dôme), lieu de culte à la Vierge Noire, un chapiteau représente «une femme [qui] tient un objet rond (un vase ?) au-dessus d'une corbeille remplie de roses (symbole mystique par excellence) ; un serpent se penche vers elle et semble lui porter conseil. Il est tentant d'identifier en lui la wyvre, divinité celtique qui portait sur le front une pierre précieuse douée de pouvoirs particuliers - l'emplacement de la pierre est marqué sur la tête du serpent ». La déesse chthonienne celte ou gauloise est donc l'ancêtre de nos vierges noires, si répandues et si mal comprises. Celle du Puy, actuellement au Musée des Arts et des Traditions Populaires de Paris, est certainement très ancienne. E. Saillens en a recensé deux cent cinquante sur tout le territoire! « Il en est qui figurent dans la grande histoire. Celle de Rocamadour fut reine de France et vénérée comme telle jusqu'en Espagne ; celle de Chartres terrifia Edouard III ; Jeanne d'Arc remercia celle d'Orléans ; celle de Dijon repoussa les Suisses ; celle de Mézières nargua les alliés ; Descartes, la nuit où il entrevit sa méthode, rendit grâce de son inspiration à Notre-Dame de Lorette ». Notre capitale n'a pas pris par hasard le nom de Paris, elle est au coeur du Parisis ! <<< Précedente 1 2 3 4 5 6 7 Suivre >>>
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